Camouflage de fleuriste
Jules d'Alcantara Fleuriste

Jules d'Alcantara Fleuriste

Jules d'Alcantara Fleuriste

Un noble au pouce vert

Montréal (Quebec), Canada

Les origines

Comme toutes les belles histoires, celle des d'Alcantara commence par «il était une fois»... Un aristocrate belge d'origine espagnole, le comte Carlos d'Alcantara, est éperdument amoureux d'une jolie ballerine française. Ses parents voient d'un mauvais œil cette idylle car la jeune fille n'est pas du même monde qu'eux. Qu'à cela ne tienne, Carlos abandonne son statut lié à la noblesse et laisse tout tomber pour embarquer avec sa bien-aimée sur un bateau qui les amènera à Montréal. Ils s'installent dans l'Est de l'île, à Tétreaultville, en 1900. Il se lance alors dans la vente de fruits et de légumes. En 1917, il achète un terrain sur la rue Notre-Dame où il y construit des serres et sera le premier à vendre des melons brodés, ou cantaloups. Maintenant devenue une entreprise familiale, elle approvisionne les marchés de Montréal, dont le marché Bonsecours et le Marché Maisonneuve.

La fleuristerie

Carlos est un bâtisseur à l'esprit d'entreprise. Il fait la culture du melon pendant un certain temps puis se lance dans la fleuristerie en 1925. Sans le savoir, il vient de planter la semence de ce qui va devenir l'une des entreprises les plus reconnues en fleuristerie dans la région de Montréal. À sa mort, en 1926, c'est son fils Joseph qui prend la relève. Il transmet son savoir à ses frères, qui tour à tour veulent voler de leurs propres ailes et avoir leurs propres serres. Deux d'entre eux choisissent de rester dans l'Est de Montréal, dont Jules.

Le magasin de la rue Sherbrooke

Jules et sa femme Irène fondent la maison Jules D'Alcantara Fleuriste en 1949. Situé sur la rue Sherbrooke, le bâtiment abrite également à l’étage le logement de la famille. Bien que tous deux décédés aujourd'hui, leur entreprise, comme celles des autres frères d'Alcantara, existe encore et, près de 100 ans plus tard, c'est la cinquième génération de cette illustre famille d'horticulteurs et de fleuristes qui poursuit l'aventure commencée par Carlos. Lors de notre passage, les lieux étaient à l'abandon depuis près de 10 ans, mais tout porte à croire que l'immeuble vient de trouver preneur, si on en juge par la disparition de la pancarte «À louer» qui ornait la devanture depuis longtemps. Les squatters et casseurs qui y entraient comme dans un moulin, et qui ont saccagé la presque totalité du logement, se cognent maintenant à des entrées bien barricadées.

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