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Les urbexeurs ont le préjugé facile. Généralement, en regardant un bâtiment de l’extérieur, ils s’y arrêteront quelques instants, le regarderont et décideront s’ils passent leur chemin ou non. Les plus fanatiques iront explorer tout ce qu’ils peuvent trouver alors que d’autres, plus paresseux seront plus sélectifs.
Ce vieux bâtiment industriel est exactement le genre d’endroit qui invite à la motivation pour l’explorer. Non pas qu’il soit impénétrable, mais les tags qui recouvrent ce vieil éléphant blanc datant des années 1970 environ donne l’impression que sa visite ne sera qu’une question de minutes.
D’ailleurs, peu d’information émane à son sujet sur Internet. Néanmoins, en le visitant, on ne doute pas de son utilité à voir tous ces ballots de cartons et de plastique. C’était assurément ici qu’était acheminé et traité le recyclage de la ville.
Le premier entrepôt est encombré de matières recyclables qui prennent l’eau de tous les côtés. Le toit coule et les pigeons ont élu domicile sur la structure métallique du plafond. Les murs sont recouverts de graffitis et l’impression d’avoir fait tourner le compteur de ma voiture inutilement pour se rendre ici se fait de plus en plus insistante.
Heureusement, le second bâtiment était là pour me faire rabrouer ma déception. Il y avait bien cette montagne de déchet, mais avec ces grands murs de ciment et cette « tour de contrôle », je lui trouvais des petits airs de 1984, le film culte de Michael Radford.
Se faufilant à l’intérieur de la bête, on y découvre les vestiges de l’entreprise. La machinerie a beau avoir été extirpée et probablement vendue à des compétiteurs, n’en reste pas moins que l’atmosphère qui s’y dégage est très photogénique.
Bref, pas l’endroit le plus extraordinaire au monde, mais assurément plus intéressant qu’il n’y parait de l’extérieur.
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